Le ministre de l’élevage Dr Taiga (MINEPIA) pose un regard critique sur la filière et prescrit le respect scrupuleux des normes de production.

Il faut intensifier la production des poulets(c)captagric-infos- 4

Le salon avicole International de Yaoundé (Savi 2018) s’est tenu dans un contexte particulier marqué par la résurgence de la grippe aviaire de 2016 qui vient juste après le triste épisode que le Cameroun a connu en 2006.

  Les enjeux et les défis de l'aviculture camerounaise moderne sont nombreux. Mais l'implémentation du Savi consacre le partenariat Public-Privé dans ce secteur de la production. Des efforts multiples ont été consentis par les pouvoirs Publics et des particuliers. A l’occasion du SAVI 2018, des experts du monde entier ont apporté leur expertise aux producteurs du Cameroun. Pour la filière avicole camerounaise, les défis sont de trois ordres : (1) le défi sanitaire, (2) le défi de la compétitivité, (3) et le défi de la qualité des aliments et par conséquent de la santé publique. Le principal enjeu est de produire des animaux sains dans un environnement propre afin de réduire les risques de maladies épizootiques comme la grippe aviaire dont on peut mesurer aujourd'hui les conséquences économiques.

 « Elle exige de tous : imagination, innovation, amélioration permanente des infrastructures et responsabilité dans le respect scrupuleux des normes de production. »

 

Dr Taiga, ministre de l'élevage(c)rubenetienne_agric-infos_71Réaction du Dr Taiga/ministre de l'élevage et des industries animales (MINEP1A)

« ...Pour le gouvernement, le Savi est un facteur de mise à niveau de l'aviculture camerounaise. C'est également le lieu de démonstration du fort potentiel de la filière avicole dans notre pays et son désir de s'ouvrir à l'Afrique Centrale, voire à l'Afrique tout court.

Les enjeux liés à la grippe aviaire ont été principalement d'ordre économique, social et de santé publique. C'est compte tenu de tous ces contours que le Minepia dans son rôle de régulateur, d'inducteur de l'économie nationale et de protecteur du consommateur a dû prendre certaines décisions utiles et nécessaires.

Je suis conscient que ces décisions n'ont pas été appréciées de tous mais nous le savons, elles ont permis de rendre une meilleure visibilité à l'avenir de l'aviculture camerounaise.. Le gouvernement en organisant cette édition du Savi veut concrétiser l'entrée dans la modernité de notre système de production mais également comme l'impose le contexte, permettre aux professionnels camerounais de partager les expériences des autres pays qui ont déjà été confrontés à cette pathologie animale. Cela concerne les mesures prises et les orientations adoptées pour gérer la et relancer la production avicole en conformité avec les standards internationaux édictés par les organisations techniques du système des Nations Unies.

La protection de l'aviculture camerounaise se joue donc dans le respect des mesures de biosécurité ainsi que dans la qualité et la diversité de ses produits. Elle exige de tous : imagination, innovation, amélioration permanente des infrastructures et responsabilité dans le respect scrupuleux des normes de production. »

Pascaline D. / Foto reporter agricnews

*Extrait de l’allocution du Ministre Dr Taiga. : LE SAVI, UNE ŒUVRE DU PARTENARIAT PUBLIC-PRIVÉ